L'alcool
Définition
L'alcool
est un produit psychotrope (qui modifie les perceptions, l'état de
conscience et les comportements), l'alcool éthylique, ou éthanol, est
la substance contenue dans les boissons alcoolisées.
L'alcool et le métabolisme
- Traverse la barrière intestinale.
- Absorbé au niveau du jéjunum en 30 à 60
minutes en moyenne, mais plus rapidement en cas de jeûne ou d'alcool
fort.
- 90% de l'éthanol est
métabolisé par le foie. Une faible quantité (-2%) est éliminée sans
être transformée. Le reste est métabolisé par les reins, muscles,
cellules digestives, cerveau.
Au niveau hépatique
- Transformation de l'éthanol en
acétaldéhyde sous l'action de l'alcool déshydrogénase.
- Transformation de l'acétaldéhyde en
acétate sous l'action de l'acétaldéhyde déshydrogénase.
- La deuxième transformation peut être
bloqué par un produit médicamenteux.
Au niveau cellulaire
- Hépatotoxicité.
- Production d'ion H+.
- Modification de l'absorption et du
métabolisme des sucres et des graisses.
- Modification de l'absorption des
vitamines B d'où des carences.
Interaction médicamenteuse
- Alcoolisation aigue : augmente
l'activité du médicament.
- Alcoolisation chronique : diminue
l'activité du médicament.
- Traitement à risque : benzodiazépine,
barbiturique, anticoagulant, anesthésie, insuline.
L'alcool en tant que psychotrope
L'alcool à
un effet :
- Désinhibiteur.
- Anxiolytique.
- Dépresseur : entraîne de réelle
dépression, idée noire, risque suicidaire.
- Ivresse pathologique : folie,
agressivité, violence.
- Aggravation de troubles
psychiques préexistants.
Les effets
psychotropes de l'alcool sont à la base de la dépendance psychique.
L'alcool en tant que drogue
La
dépendance peut prendre plusieurs aspects :
- Dépendance physique, ou syndrome de
sevrage.
- Tolérance : nécessité d’augmenter la
dose pour maintenir un effet ou le fait de ne ressentir aucun effet
pour une dose donnée.
- Dépendance psychique :
impossibilité de se passer de la substance en dépit des problèmes que
provoque sa consommation.
Classification de la dépendance selon le
DSM IV
La
dépendance est caractérisée par la présence de trois ou plus des
manifestations suivantes, à un moment quelconque d'une période continue
de 12 mois :
- Tolérance, définie par soit le besoin de
quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une
intoxication ou l'effet désiré, soit l'effet notablement diminué en cas
d'utilisation continue d'une même quantité de la substance.
- Sevrage caractérisé par soit le syndrome
de sevrage, soit la même substance est prise pour soulager ou éviter
les symptômes de sevrage.
- La substance est souvent prise en
quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que
prévu.
- Il y a un désir persistant, ou des
efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l'utilisation de la
substance.
- Beaucoup de temps est passé à des
activités nécessaires pour obtenir la substance (par exemple fumer sans
discontinuer), ou à récupérer de ses effets.
- Des activités sociales, professionnelles
ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de
l'utilisation de la substance.
- L'utilisation de la substance est
poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique
ou physique persistant ou récurrent.
La dépendance psychique
La
dépendance psychique est le besoin irrépressible de renouveler la prise
du produit se caractérisant par des pulsions.
- Un évènement particulier ou dépression
entraîne la consommation.
- Cette consommation apporte au sujet des
effets positifs.
- Les effets positifs cessent lors de
l'élimination de l'alcool. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse
un vide et permet la réapparition d’un mal-être que la consommation
visait à supprimer.
- La nostalgie du plaisir engendre un
évènement particulier qui entraîne alors une nouvelle consommation.
La dépendance physique
La
dépendance physique est un état de manque caractérisé par des symptômes
physiques et un trouble du comportement.
Ces
symptômes disparaissent après l'ingestion d'alcool.
Elle est
associée à la dépendance psychique et fait suite à une longue période
l'alcoolisation.
- Tremblement.
- Sueur.
- Nausées.
- Anxiété.
Le syndrome de sevrage
Le sevrage
alcoolique est un sevrage à risque vital et pouvant laisser des
séquelles.
- Pré-délirium
tremens : survient après 12 à 24 heures de sevrage :
tremblements intenses, sueurs profuses, anxiété, insomnie, agitation,
nausées, vomissements, tachycardie, crise comitiale.
- Délirum
tremens : survient après 24 à 48 heures de sevrage :
tremblements généralisés, sueurs profuses, syndrome confuso-onirique,
hallucination, dysarthrie, tachycardie, crise comitiale généralisé.
MAJ:06/10/2008