L'épilepsie
Définition
Formes cliniques
Etiologies
Complications
Traitement
Soins infirmiers
Diagnostics infirmiers
Définition
L’épilepsie est un syndrome caractérisé par la répétition à moyen ou
long terme de crises convulsives.
La crise
épileptique ou crise comitiale est une perturbation aigue de
l’électogénèse corticale due à une décharge d’électricité massive et
rapide d’une population plus ou moins étendue de neurones du cortex
cérébral.
Formes
cliniques
Crise d’épilepsie généralisée
La crise
d’épilepsie généralisée est une décharge électrique concernant
l’ensemble du cortex.
Perte de connaissance immédiate et
complète composée de 3 phases :
- Phase tonique
(10-20s) :
- Contraction de tous les muscles.
- Phase clonique (20s) :
- Apnée avec cyanose.
- Morsure de langue.
- Secousses musculaires de l’ensemble du
corps.
- Phase révolutive :
- Relâchement musculaire complet.
- Perte d’urine.
- Respiration stertoreuse :
respiration bruyante par des ronflements.
- Retour progressif à la conscience.
- Amnésie post-critique.
Crises d’épilepsie partielle
La crise
d’épilepsie partielle est une décharge électrique concernant qu’une
partie du cortex.
Crises d’épilepsie partielle simple
- Pas d’altération de la conscience.
- Déviation conjuguée de la tête et des
yeux.
- Mouvement tonicoclonique.
- Paresthésie.
- Hallucination visuelle ou auditive.
Crises d’épilepsie partielle complexe
- Altération de la conscience et amnésie
de la crise.
- Automatismes alimentaires, gestuels,
verbaux.
Crises de " grand mal "
- Survenue de crises subintrantes d'une
durée supérieure à 30 minutes. C'est une urgence.
Crises de " petit mal "
- Suspension de conscience pendant 5 à 10
secondes. Début et fin brusque.
- Interruption de l'activité en cours.
Regard fixe.
Etiologies
Les
étiologies de la crise épileptique sont différentes en fonction du type
de crise.
- Accident vasculaire cérébral.
- Crises partielles dues à un processus
focal : tumeur, accident vasculaire, malformation vasculaire,
traumatisme crânien.
- Méningite, encéphalite.
- Troubles métaboliques :
hypoglycémie, hypercalcémie, hyponatrémie.
- Intoxication cocaïne, alcool,
médicaments. Sevrage alcoolique.
Complications
- Traumatisme, luxation, plaie, de la
langue, déficit post critique.
- Trouble cardiaque :
arrêt cardiaque, poussée hypertensive, trouble du rythme.
- Trouble de la ventilation :
hypoxie.
Traitement
- Le traitement a un rôle préventif et non
curatif.
- Anticonvulsant.
Soins
infirmiers
Conduite à tenir devant une crise
épileptique
- Eviter les dangers, protéger le patient
des dangers, écarter tout objet dangereux.
- Mettre en position latérale de sécurité
après la phase tonicoclonique.
- Libérer les voies aériennes, mettre en
place une canule de Guedel, surveillance de la respiration, oxygéner.
- Pulsation, tension artérielle,
conscience (Score de Glasgow), évaluation des fonctions neurologique.
- Pose d'une voie d'abord veineuse avec un
sérum physiologique (pas de sérum glucosé car le glucose peut provoquer
un oedème cérébral) : apport hydrique et traitement.
- Après la crise, mettre le patient dans
un lit car ressent une grande fatigue. Soin de bouche si morsure de
langue. Change si perte d’urines.
- Effectuer une glycémie capillaire.
- Effectuer un bilan sanguin : ionogramme,
glycémie, calcémie, recherche de toxique et d'alcoolémie, dosage
médicamenteux.
- Effectuer un ECG.
- Prendre rendez-vous EEG.
- Si état de mal : transfert en
service de soins intensifs ou de réanimation.
Rôle infirmier dans le suivi
thérapeutique
- Expliquer l'intérêt des traitements, du
respect des horaires de prises, du besoin de régularité.
- Vérifier si la dose est bien adaptée au
patient.
- S’assurer de la prise effective du
traitement. Ne jamais arrêter le traitement sans avis.
- Apprendre à dépister les
innocuités : allergie, somnolence, douleur articulaire,
tremblement, céphalées, trouble de l'équilibre.
- Si grossesse, surveillance renforcée de
la patiente.
Rôle infirmier dans l’aspect
socio-éducatif
- S’assurer de la bonne connaissance du
diagnostic auprès du patient et de son entourage.
- Veiller à une bonne hygiène de
vie : bonne quantité et qualité de sommeil. Ne pas consommer
d'alcool et d'excitant.
- Eviter les sports à risques car ils
peuvent entraîner une hypoxie.
- Conseiller au patient d’avoir sur lui
une carte d’épileptique.
- Autorisation de passer le permis de
conduire A et B si pas de crise pendant 2 ans et si traitement bien
équilibré.
- Pas de prise en charge à 100% car ce
n’est pas une affection à longue durée: exonération du ticket
modérateur que si association à une pathologie du système nerveux,
maladie héréditaire.
- Possibilité de mesures de protection
sociale : Allocation Adultes Handicapé (AAH) ; Aide
Personnalisée au Logement (APL).
Diagnostics
infirmiers
- Difficulté à accepter sa maladie.
- Anxiété, peur devant l'imprévisibilité
des crises et les risques de traumatismes.
- Risque de non observance du traitement.
- Perturbation de la dynamique familiale.
- Incapacité à se prendre en charge.
- Perte de statut social.
- Incapacité partielle ou totale à avaler.
- Mode de respiration inefficace.
- Déficit en auto-soins.
- Altération des opérations de la pensée.
- Stratégie d'adaptation individuelle
inefficace.
MAJ:01/03/2009
Voir aussi :