La sclérose en plaque
Définitions
Différentes formes
Signes cliniques
Examens complémentaires
Traitements
Définitions
La
sclérose en plaque
La
sclérose en plaque (S.E.P.) est une maladie du système nerveux central
due à la destruction progressive de la gaine de myéline. Il se forme
des "plaques de démyélinisation" disséminées dans le système nerveux
central.
Le
ralentissement de l’influx nerveux dû à ces lésions est responsable des
symptômes de la maladie.
La gaine de myéline
La gaine
de myéline est une gaine qui isole électriquement les axones
les uns des autres, mais accroît également la vitesse du transport
électrique. La gaine est composée d'un très grand nombre de cellules,
dites cellules de Schwann, ne se touchant pas.
L'axone
est un prolongement cytoplasmique unique qui transmet l'influx nerveux
du
corps cellulaires vers l'extrémité de l'arborisation. L'axone est
protégé par la gaine de myéline.

Différentes
formes
- Forme rémittente : Apparition
de un ou plusieurs symptômes qui disparaissent en 6-8 semaines sans
séquelles : évolution par poussées.
- Forme secondairement
progressive : succède à la forme rémittente et se caractérise
par une progression continue du handicap : évolution par
poussées puis installation progressive.
- Forme primaire progressive :
forme d’emblée progressive où les troubles s’aggravent lentement et
d’autres signes apparaissent au cours du tps : évolution
directement progressive, pas de poussées.
Signes
cliniques
- Poussée : période de survenue
ou d’aggravation de signes neurologique pendant plus de 24h et séparée
de la dernière poussée d’au moins 1 mois et en dehors d’un épisode
infectieux.
- Fatigue : récupérer au mieux,
fractionner les activités, faire des pauses.
- Trouble moteur : souvent aux
membres inférieurs, faiblesse musculaire, tremblement, ataxie.
- Spasticité : raideur des
membres avec parfois spasmes, contracture, secousse, douleur.
- Trouble sensitif :
fourmillement, engourdissement, peau cartonnée, baisse de la
sensibilité.
- Trouble de l’équilibre :
- Trouble cérébelleux : vertige,
perte d’équilibre, sensation ébrieuse.
- Trouble de la coordination des
mouvements.
- Trouble vestibulaire : vertige,
nystagmus.
- Trouble visuel : névrite
optique rétrobulbaire, baisse acuité visuel, diplopie, daltonisme.
- Trouble urinaire : impériosité
mictionnelle, pollakiurie, rétention urinaire.
- Trouble sexuel : baisse de la
libido, trouble de l’érection, trouble de la sensibilité génitale.
- Trouble psychique et cognitif :
trouble de l’humeur, angoisse, anxiété, trouble mémoire, difficulté de
concentration.
- Trouble du langage :
dysarthrie, dysphonie.
- Trouble de la déglutition.
Examens
complémentaires
- Ponction lombaire : recherche
des anomalies caractéristiques.
- IRM cérébrale : permet de
visualiser les plaques de démyélinisation.
Traitements
- Traitement de la poussée :
limiter la durée et l’intensité de la poussée.
- Corticoïde : risque de trouble
du rythme, insomnie, hyperglycémie, hypokaliémie, rétention
hydro-sodée, flush, céphalée, goût métallique dans la bouche.
- Traitement de fond : ralentir
l’évolution naturelle de la maladie : diminuer la fréquence
des poussées et freiner la progressions de l’handicap.
- Interféron :
immunomodulateur : risque de syndrome pseudo-grippal.
- Immunosupresseur : risque
d’aplasie médullaire, trouble digestif, trouble cardiaque, réaction
cutanée.
MAJ:01/03/2009
Voir aussi :